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dimanche 24 mars 2013

Engouement pour les chambres d'hôtes et le tourisme de mémoire au Mondial du Tourisme 2013

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Quand je suis invitée dans un Salon j'apprécie de trouver quelque chose qui se démarque de ce que je connaissais avant d'y entrer. J'aime faire partager mes découvertes. Et quand je repère de nouvelles tendances je suis encore plus contente.

Le salon du Tourisme qui vient de se tenir Porte de Versailles m'a surprise par le nombre de mètres carrés consacrés au tourisme de mémoire et à la progression d'une forme d'hébergement que personnellement d'ailleurs je plébiscite, la chambre d'hôtes. Si j'avais un château je serais la première à vouloir le partager de cette manière.

Des chambres d'hôtes, oui, mais belles et raffinées

La journée commencera par un petit déjeuner au lit, servi dans une jolie vaisselle de grès, sur un set de table réversible, peint sur une plaque fine de contreplaqué.

On peut s'inspirer de cette méthode pour recouvrir une table entière.

Mariane Ducret, la fondatrice de Papilles & Papillons, décline une infinité d'idées pour créer des ambiances pour des entreprises, des salons professionnels ou des espaces de réception.

On peut opter avec simplicité pour une atmosphère campagnarde ...
... ou préférer le Grand Siècle. Un miroir doré jouera le rôle du "surtout" sur lequel on disposait autrefois les éléments de service. Au XVII° siècle la fourchette n'avait encore que deux dents et le couteau était fort pointu mais des couverts plus récents, avec un manche évoquant la nacre et posés sur une dentelle, pourront faire illusion.
D'autres oseront le dandysme excentrique, sombre, baroque et masculin, avec des objets noirs et plus d'argent que d'or.
La plume de paon convenait très bien à cette composition. A l'inverse ce sera l'aile de papillon qui sublimera une ambiance campagnarde et Flower power. Les personnes éprises de liberté et de nature vont adorer. Cette fois la pelouse remplace le tissus précieux. Quelques oeufs de cailles sont disposées sur la table. Les assiettes appartiennent à une collection sur le thème des contes de fées (sur lesquelles j'ai déjà photographié quelques plats) et chaque rose exhale un parfum.
Marianne a déjà transformé une salle de réunion en jungle tropicale, allant jusqu'à reconstituer un kit de réducteur de tête jivaro, avec décoction de plantes pour empoisonner des fléchettes. Cette fois les fleurs sentiront le fruit de la passion ou le rhum.
Avec Claire-Anne Dupuy, sa collaboratrice aux doigts de fées et à la créativité débordante, elles ont imaginé l'espace détente du Mondial du tourisme, en célébrant l'écologie et le recyclage. De droite à gauche on remarquera deux bidons de métal rouge vif qui plairont aux jeunes ...
... un immense tournesol en papier journal au-dessus d'une caisse patinée peinte en marron et recouverte d'un tissu imitant le bois. Cet ensemble est une table qui peut s'ouvrir et se lire page après page, comme autant de fables de La Fontaine
A coté, une autre caisse forme une table plus modeste avec des pots de zinc de fleuriste d'où s'échappent des branches d'eucalyptus coloré.
Au mur, une page de formules mathématiques sortie d'un livre ancien est collée là pour qui voudrait se détendre sans perdre son temps.

Un envol de papillons découpés dans des emballages de Délice chic de Royco font un joli effet. Tout s'accorde en respectant des contraintes budgétaires serrées. Un bon point par les temps qui courent.
La Lorraine semblait avoir retenu la leçon en offrant chaque heure au premier visiteur un savon-soin à l'huile essentielle de camomille et parfumé au jasmin, fabriqué artisanalement à Nancy. Il a été conçu spécialement pour célébrer les manifestations de la ville sur le thème de la Renaissance qui vont se dérouler tout au long de l'année 2013.
La Première Guerre mondiale comme si vous y étiez

C'est surtout sur le Tourisme de mémoire que la région Lorraine avait axé sa présentation, comme plusieurs autres régions. Un extrait du spectacle "Des flammes à la lumière" était joué dans une scénographie qui fait revivre la période de la Première guerre mondiale et ses champs de bataille.
C'est l'association Connaissance de la Meuse qui offre à Verdun, et depuis 17 ans, les vendredis et samedis des mois de juin et juillet le plus grand spectacle d'Europe traitant de ce sujet.

Le son et lumières existe grâce à  l'engagement de 250 comédiens bénévoles et d'un nombre aussi important pour assurer le plateau technique. Les soirées doivent être prodigieusement impressionnantes. C'est un condensé en miniature qui nous a été montré sur la scène du Salon.

Avant ou après le spectacle, les visiteurs pouvaient soupeser les fusils Berthier (1916), les casques Adrian (eux aussi de 1916) ... réaliser la dangerosité de la baïonnette française, cruciforme. Les bénévoles discutaient volontiers technique et répondaient à toutes les questions.

Leurs costumes sont d'époque ou ont été reproduits à l'identique, jusqu'au moindre détail.  On est surpris par cette couleur bleu garance, si loin des tenues de camouflage des armées contemporaines. Je me demande si on réalise le progrès comparativement aux pantalons rouge vif, le célèbre rouge garance porté jusqu'à la fin de 1915, et qui faisait de chaque soldat une cible idéale pour l'ennemi.

J'ai remarqué la bande roulée et glissée sous un passant pour empêcher le fusil de glisser. Une idée que je copierais volontiers pour que mes épaules "fuyantes" retiennent enfin la bretelle d'un sac à main.
Des lunettes spéciales étaient à disposition pour regarder en 3D les photos des champs de bataille. Personnellement cette vision me fut insoutenable. Ma famille a trop souffert des guerres du XX° siècle pour que je puisse considérer ces documents comme des archives historiques. J'ai arrêté avant que l'émotion ne soit trop forte.

Par contre la mise en scène, certes spectaculaire, touche moins la corde sensible, peut-être parce que j'ai l'habitude du théâtre et que je sais qu'il s'agit d'une "représentation" alors que les photos ne laissent aucun doute sur la réalité du carnage.

Avez-vous un jour essayé de regarder un film d'horreur en coupant le son ? Tentez l'expérience et vous constaterez qu'il a perdu sa capacité à vous effrayer. de la même manière il est probable que les clichés ci-dessous ne vous feront pas grand effet.
Je ne dévoilerai pas un mystère en vous disant que "cela se termine" bien ... On part de la Belle Epoque pour enchainer avec la déclaration de guerre, les scènes de bataille, l'armistice et la reconstruction qui suivit. Le spectacle s'achève donc 90 minutes plus tard avec un pays de nouveau en paix.

A noter que la mise en scène associe allemands, français et belges car le conflit impliquait plusieurs nationalités.

On se donne rendez-vous à Verdun un soir d'été ?

Liens utiles :
Marianne Ducret, Créateur d’Ambiance de table autour des 5 sens pour restaurants, hôtels et évènementiels entreprise, www.papillesetpapillons.com
Berga'sens, 23 rue Claudot - 54000 Nancy - 03 83 30 64 53, http://www.bergasens.com
Le programme de Nancy Renaissance http://www.renaissancenancy2013.com
Spectacle "Des flammes à la lumière" http://www.spectacle-verdun.com

samedi 16 février 2013

Connaissez-vous Pure Green, le premier magazine bio féminin ?

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Le poster du premier numéro, affiché dans un kiosque, place de la Madeleine, avait attiré mon regard ... J'ai tellement circulé à Paris à bicyclette  que j'ai aussitôt eu envie de feuilleter ce premier Pure Green d'automne 2012. Le marchand de journaux n'en disposait pas et j'ai du patienter jusqu'au numéro 2 pour pouvoir rattraper d'un coup.

Le début est prometteur.

Passons sur l'erreur monumentale de l'imprimeur qui a tiré la couverture sur papier glacé.  Le résultat était certes élégant mais pas du tout cohérent avec la ligne éditoriale. Depuis il 'a pas oublié d'employer un papier mate.

J'aime beaucoup, pour les photos en gros plan, l'originalité des propos, le parfum qui s'en dégage. Pure Green est différent, et ce n'est pas qu'une question d'emploi de papier recyclé.

La lectrice était invitée à teindre ses serviettes avec des colorants naturels dans le numéro 1 (p.62). Le second offrait quelques idées pour customiser les mugs (p.58). Le suivant fera saliver avec des recettes de pains italiens (p.36), ce qui va permettre de mettre en application les conseils donnés dans la rubrique "fait maison" hivernale à propos du levain. Cette lecture m'a sans nul doute influencée en me décidant à préparer les petits pains de mes hamburgers.

Après nous avoir transporté à Madagascar puis à Montréal la rubrique Destination se fixe cette fois sur le marché parisien du boulevard Raspail,  bien connu des amateurs de produits bio.

La rubrique déco (p. 20) apporte des idées simples et élégantes, même si on voit bien que les objets ont été chinés outre-atlantique. On aurait d'ailleurs pu donner une indication de la région où se sont installés Rachel et Paul.

Attention parfois à un décalage entre le texte et les images. Par exemple dans le numéro 2, l'article intitulé "le mélange parfait" (p.60) souligne l'importance des briques et on n'en voit pas du tout. Il manque aussi, à mon avis, la marche à suivre pour réaliser le centre de table avec les cartes de voeux recyclées, au moins avec une photo en gros plan (p.56). Ou un lien Internet vers le site si ces explications prennent trop de place sur le papier.

Aborder la consommation responsable, l'écologie et le développement durable dans un magazine qui ne soit pas donneur de leçons mais porteur d'un art de vivre est une première. Découvrir que le bio et le chic sont conciliables est réjouissant. Le plus positif est le mouvement suscité en faveur de l'appropriation d'un mode de vie bio non seulement à la campagne (c'est assez facile) mais surtout en ville. L'article consacré à l'agriculture urbaine (p.24 du n°2) donne plusieurs pistes.

Je savais qu'il existait à New York des jardins potagers sur les toits des immeubles et j'espère que les syndics français auront envie de se lancer dans une si belle aventure. Quant à élever des poules dans son jardin (p.20) l'article est astucieusement relié au livre d'Anny Duperey qui a la passion de ces volatiles (p.98), moi qui croyais qu'elle n'aimait que les chats ...

Coté cuisine, j'ai tout de même été étonnée du contenu des recettes, assurément conçues par des cuisiniers qui n'ont pas des pratiques "hexagonales". La rédaction du stifado d'agneau (p.83) m'a carrément amusée. On dirait qu'elle est écrite par un bon copain qui ne maitrise pas tout à fait le vocabulaire gastronomique ... je gouterais quand même bien de ce plat. Jonathan est un drôle de cuisinier qui, le trimestre précédent, proposait pour un petit déjeuner des "bouchées de toasts" (p. 73) .... autrement dit du pain perdu.

On sent que le magazine se cherche un peu, ce qui le rend d'autant plus sympathique et on attend avec intérêt le troisième numéro, printemps 2013,  qui sortira le 15 mars et qui affirme une orientation plus familiale.

samedi 20 août 2011

Soupe froide pastèque-framboises dans la tradition d'un gaspacho

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Après le gaspacho que je vous ai suggéré de faire avec des concombres voici une association très rafraichissante de pastèque et de framboises. A servir aussi bien en entrée qu'en accompagnement d'un dessert. Tel quel ou en cocktail, sans alcool (ou avec, mais alors avec modération) puisque c'est dimanche aujourd'hui.



Il vous faudra un quart de pastèque (tout dépend me direz-vous de la taille du fruit). On dira l’équivalent de ce votre blender peut contenir en morceaux. Une barquette de framboises, quelques gouttes d’essence de verveine (plus délicate que des feuilles de menthe) et ½ citron vert bien mur.



Attention avec ces petits fruits, les framboises sont aussi fragiles que les œufs. Il serait imprudent de déverser une barquette d'un seul coup dans le blender. Je vous conseille de faire comme avec les œufs, c'est-à-dire en les mettant plutôt un par un en s’assurant qu’il n’y a aucune trace de moisissure.



Sucrez si cela vous parait nécessaire, pas pour moi.



Si vous souhaitez "allonger la sauce" ou si le résultat vous semble trop épais vous pouvez augmenter le volume en versant une limonade ou autre soda à votre convenance.



Et pour les glaçons voici le secret cooking du jour. J'emploie des petites plaques de coffret de chocolat. C'est inusable, réemployable à l'infini, plus léger et plus souple que ce qu'on achète en silicone, et bien sûr totalement gratuit.



Preuve en images, avant, après.



Il me semble aussi que la glace prend plus vite ... Peut-être parce que l'épaisseur d'eau n'est pas énorme.



Je trouve les formes originales et sympathiques. Avec en prime la garantie que cela les glaçons ne déborderont pas.



Résultat correct pour du bricolage.



Pas d'accord ?





lundi 15 août 2011

Panchetade intercontinentale

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Voilà une recette qui s'inscrit dans le mouvement du freeganisme (ou glanage alimentaire), qui est un mode de vie alternatif dont le but est de limiter sa participation dans le système économique ou la société de consommation.

Cela consiste par exemple à récupérer des aliments encore consommables dans les poubelles des magasins de grande distribution et des restaurants, et plus généralement, à moins consommer en récupérant et réutilisant les déchets quand c'est possible, en abandonnant la voiture (à moins de covoiturage) et en adoptant des modes de transport alternatifs, en se logeant sans propriétaire, en se soignant par les plantes, en travaillant moins…

Je suis loin de ces pratiques mais je m'en approche parfois, pas spécialement par souci d'économie mais davantage par éthique personnelle et volonté de démontrer par l'absurde qu'on gâche trop de choses tout à fait utilisables.

La semaine dernière il s'agissait de légumes qui avaient pris un coup de chaud chez mon fruitier et que le commerçant m'a cédés pour trois francs six sous. N'allez pas croire que c'est un régime de faveur. Il le fait tous les jours en proposant dans des corbeilles sur son étalage tout ce qui presse à consommer, fruits, légumes, fromages, et même charcuterie.
Ce jour-là il y avait aussi un énorme morceau de panchetta. Cette spécialité italienne est une poitrine de porc salée, poivrée, roulée et séchée trois mois. Celle-ci avait du doubler ou tripler le temps. Bref, elle était difficile à consommer en l'état même si elle n'avait pas quitté l'espace réfrigéré.

Je l'ai donc cuisinée en pot-au-feu, mais avec très peu de liquide et tout un assortiment de légumes : oignons, poivrons de toutes les couleurs, carottes, céleri, courgettes, chou-fleur en bouquets.

Contrairement à ce qu'on aurait fait si on avait cherché à cuire une ratatouille j'ai laissé les morceaux aussi gros que possible.

Et j'ai ajouté du raz-el-hanout comme si j'avais voulu obtenir un couscous.










Légumes européens, épices africains, assiette de présentation japonaise ... l'ensemble justifie cet intitulé de panchetta intercontinentale.

J'ai aussi ajouté des fèves que j'avais préalablement épluchées, ébouillantées et dont j'avais retiré aussi la peau.
Le lendemain, pour varier, j'ai réchauffé les restes dans un plat à gratin avec un crumble très simplement préparé avec du pain sec broyé (pensez à conserver petits restes et miettes dans une boite du genre de celles dans lesquelles on vend la poudre chocolatée ... une boite jaune assez haute qui ne prend guère d place dans un placard) et des lamelles de fromage des Pyrénées.C'était peut-être encore meilleur.
Assiette de présentation Sucre glace (première photo en haut à gauche)

samedi 13 août 2011

Quand il y a sablé et sablé ...

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Soit les jours se suivent avec une météo toujours calamiteuse qui vous empêche de profiter de la plage ... soit vous n'avez pas la chance de partir pour profiter de l'été et vous dorer sur une plage.



Alors si le mot "sable" tourne en boucle dans votre cerveau lancez vous dans la confection de ces petits gâteaux qui vont enchanter petits et grands. Avec deux directions très différentes.



Version sable ultra fin, plage de sable blanc, comme un palet, avec une touche de chocolat.

Version cristal, plus rustique, craquante et croquante, qui acceptera de faire trempette dans le thé ou le café sans se décomposer.



Toutes deux avec du beurre demi-sel pour assurer un air marin. On pourra opter pour un moitié-moitié avec du beurre doux si on estime que le résultat est trop proche des gâteaux bretons.



On commence par le cristal



C'est une recette de cookies aux flocons d’avoine, qui figure en page 26 d'un livre que j'avais reçu d'Armande dans le cadre d'un swap café. Trish Deseine, dont je suis souvent admirative, fait preuve de culot puisque malgré le titre de l'ouvrage, C'est fort en chocolat, elle n'utilise pas cet ingrédient pour faire ces gâteaux là.

















Je retrouve la recette en page 118 de son livre-culte I love cake qui n'a qu'un seul défaut, celui de ne pas disposer d'un index alphabétique par titre de recette. Ce bouquin est une promesse de voyage et de gourmandise dont la simple lecture me procure déjà un beau plaisir gustatif. Je vais m'y référer assez souvent dans les semaines qui viennent vu le nombre de marque-pages que ma fille y a glissés en guise de commandes.



M'inspirant des emplois détournés du téléphone portable, par exemple comme lampe de poche, je me suis dit qu'une bbox pouvait m'être utile à autre chose qu'à recevoir les chaises satellitaires, surtout quand elle fonctionne par à coups. Elle est idéale pour réussir le beurre en pommade puisqu'elle dégage constamment de la chaleur.



Suffit d'abandonner un bol dessus, le temps d'écrire un billet sur le blog.



Il fallait battre 100 grammes de sucre glace avec 210 grammes de beurre salé en pommade jusqu'à ce que le mélange soit crémeux et léger.



Puis ajouter 220 grammes de farine, 1 cuillerée à café de levure chimique et 70 grammes de flocons d'avoine. Trish précise bien que ce sont les mêmes que ceux du petit déjeuner.En mélangeant avec les doigts on devait obtenir une pâte assez ferme. Et former un boudin le plus rond possible, opération plus délicate qu'il n'y parait et où on reconnait probablement l'expérience du cuisinier, sauf s'il y a un truc qui m'échappe. C'est pas très joli si ce n'est pas très rond (et je me dis que prendre un moule à baguette pour les former serait judicieux la prochaine fois, ce que j'ai acquis depuis pour une bouchée de pain -comme de bien entendu- dans un dépôt Emmaüs ).L'auteure précisait encore un diamètre de 10 cm mais plus le diamètre est grand plus rude ce sera de trancher ultérieurement les sablés sans les briser parce que c'est tout de même très friable. Je préconise d'être modeste pour votre première tentative et de rester en deçà des 5 cm, pour atteindre les 10 cm en fin de carrière. On ne peut pas jouer dans la cour des sablés nantais à la première tentative. Et puis ce sera plus pratique pour les introduire dans une tasse de café ...



On abandonne une demi-heure (au moins) au frigo, le temps que la pâte durcisse. Si vous êtes pressée de gouter, lécher-vous les doigts, même avec le silicone du gant.Quand ce sera devenu solide, donc facile à couper, on choisit l’épaisseur qu’on veut en se disant que plus c’est fin plus on aura de gâteaux, en terme de nombre, mais qu’il faudra adapter le temps de cuisson. Cela craque sous le couteau, promesse de croquer sous la dent.



Ce qui est idéal dans cette recette c'est l'absence d’œuf qui autorise de régaler les allergiques avec …



Les disposer en quinconce par sécurité mais il faut savoir que les sablés s’étaleront peu à la cuisson. La preuve en images, avant et après cuisson.Cuire à 150° 15 à 20 minutes. Ils doivent rester quasi blancs en fin de cuisson, enfin c'est affaire de goût.



Évitez de vous jeter dessus au sortir du four, mais ce sera dur. Rassurez vous cela refroidit très vite. On peut à loisir décorer de chocolat fondu (d'où la présence de la recette dans le livre) soit noir, soit au lait, soit blanc soit carrément les trois comme le préconise Trish.



Je les trouve parfaits pour qui aime tremper des gâteaux dans le café. Ceux-là ne se démoliront pas



Partons maintenant pour faire des sablés ultra fondants



Ce fut l'occasion pour moi d'étrenner un robot multifonctions Kenwood.



Dans le bol équipé du pétrin j'ai tout mis d'un coup, misant sur sa puissance et sa force pour se débrouiller : 1 jaune d'œuf, 1 cuillerée à soupe d'eau, 70 grammes de beurre ramolli (à peine), 70 grammes de sucre glace, un peu moins d'1/2 cuillerée à café de levure chimique, 1/2 cuillère à café de cannelle (pas assez pour qu'on en reconnaisse la présence, mais juste ce qu'il faut pour développer un léger parfum).



L'action du robot avait un peu chauffé la pâte que j'ai sortie tiède de l'appareil. La rouler en boudin était très aisé. Une fois filmée elle est partie refroidir et durcir au frigo un bon quart d'heure. J'ai recommencé à former le boudin que j'ai fait plus petit, 3 cm maxi. Pour obtenir un cylindre plus long donc plus de gâteaux.



J'ai attendu une heure pour le couper en rondelles épaisses que j'ai posées sur deux plaques recouvertes d'un papier sulfurisé et j'ai enfoncé une demi-pastille de chocolat au centre pour habiller ces cookies comme s'il s'agissait de palets.



On les cuits environ 10 minutes à 160° pour les sortir juste dorés. On les fait refroidir sur une grille.Ils se conservent très bien dans une boite en fer et ont supporté un long voyage en train pour régaler des personnes dubitatives quant à leur aspect, et convaincues une fois en bouche.



Trish Deseine est d'origine irlandaise. Elle a épousé la cuisine française en même temps que son mari. Maman de quatre enfants, on imagine facilement qu'elle a beaucoup cuisiné. Un jour elle a décidé de concrétiser sur le papier ses adaptations culinaires parce qu'elle aime conjuguer tradition et modernité. Inventive avec audace, Trish demeure fidèle aux recettes de base et c'est ce qui me plait chez elle.



C'est une des premières a avoir eu l'idée de cuisiner les bonbons. Mais c'est peut-être les grands classiques revisités de Sa petite robe noire qui l'ont rendue célèbre. En tout cas c'est avec ce livre que j'ai découvert son univers. Attention, la tranche du livre est rose et pas noire ... ce qui fait que je le cherche parfois de longues minutes sur ma longue étagère !



Ma petite robe noire et autres recettes, édité en octobre 2006,25 €, 395 pages

I love cake, Collection Beaux livres, édité en février 2009,19,90 €, 256 pages

C'est fort en chocolat, Collection Petits Plats, édité en février 2010, 7,90 €, 70 pages

Tous publiés chez Marabout


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