Affichage des articles dont le libellé est secret cooking. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est secret cooking. Afficher tous les articles

samedi 4 janvier 2014

Mes galettes des Rois et des Reines

with 0 Comment
On croit savoir comment faire une galette des Rois et c'est comme pour la bûche ... on se pose mille questions au moment de s'y mettre. Va-t-on rester classique ou innover cette année ?

J'ai une recette de frangipane qui fonctionne bien. On ne peut plus "basique" : 50 grammes de beurre fondu, autant de sucre et autant de poudre d'amandes. On rajoute un oeuf battu et une cuillère à soupe de maïzena. On étale sur la pâte feuilletée, que l'on double. On dore à l'oeuf. On strie la pâte et on enfourne pour une trentaine de minutes à four chaud (plutôt 200 que 180°).

Si l'on n'a pas oublié la fève le succès est assuré.

Cette fois j'ai voulu faire une version adulte et une version enfants. Le défi était de réaliser 2 galettes avec seulement 2 rouleaux de pâte feuilletée (oui, j'avoue je ne la fais pas moi même).

J'ai eu l'idée de faire des calzone, c'est-à-dire des demi tartes en somme.
Premier avantage : la pâte se soude parfaitement et gonfle mieux. Pourquoi cependant l'une a grimpé plus que l'autre alors qu'elle ont cuit ensemble et on été exécuté de la même manière ? La cuisine est décidément un mystère.
Le second étant de pouvoir se lancer dans des variantes. Et le résultat est assez rigolo quand on les découvre côte à côte dans la même tourtière.
La première, galette des Rois classique, a suivi la recette donnée plus haut, en n'utilisant que la moitié de la préparation. Elle s'adresse aux enfants. J'ai néanmoins saupoudré la pâte de sucre glace après l'avoir badigeonnée de jaune d'oeuf. (J'ai gardé le blanc pour faire des macarons).
Pour la seconde, dite galette des Reines, j'ai ajouté deux cuillères à soupe de pâte pralinée amande de Mazet Cuisine au reste de la préparation. Et une fois refroidie j'ai préparé un glaçage au Cointreau pour donner une touche de douceur.
L'année dernière j'avais préparé une version très personnelle du Paris Brest, sous le titre de Paris Montargis, avec de la pâte pralinée noisette de Mazet Cuisine.

samedi 28 décembre 2013

Cocos de Prague Zanzibar Belle-Iloise

with 0 Comment
L'intitulé a de quoi surprendre. La recette aussi. Et pourtant, c'est si bon !

Les cocos, mon marchand de légumes me les avait cédés cet été et j'en étais bien embarrassée en fait. Je les avais écossés, ébouillantés et puis congelés, dans l'attente de la "bonne " idée. Leur nom de Coco de Prague m'intriguait. Je voulais en faire quelque chose d'exotique.

Vous savez que j'ai effectué un séjour (éclair) en Normandie cet été. J'avais profité d'une escale à Cabourg (au 53, Avenue de la Mer, 02 31 43 83 27) pour faire le plein de conserves de la Belle-Iloise. Notamment l'Emietté de thon Zanzibar dont j'adore les saveurs marquées de pruneaux et de fruits mûrs qui évoquent la cuisine d'Afrique du Nord.
Située à proximité du port de pêche de Quiberon, autrefois l'un des plus grands ports sardiniers de France, la conserverie la Belle-iloise a été créée en 1932 par Georges Hilliet. Elle est restée une entreprise familiale depuis plus de 3 générations. Une de ses spécificités est de pratiquer la vente directe, même si on trouve les produits aussi dans les épiceries fines.

Acheter en boutique permet de bénéficier des prix d'usine, de promotions, et de faire une dégustation car il y a toujours quelques boites ouvertes pour tartiner une préparation sur une tranche de pain.
La bonne nouvelle c'est que désormais les parisiens ne seront plus en reste. Il y a quelques jours, je suis tombée par hasard sur la boutique parisienne de La Belle-Iloise.

 Une aubaine pour moi aussi parce que jusqu'alors il fallait que je sois en vacances en bord de mer pour acheter leurs produits, toujours originaux et extrêmement goûteux. Le point de vente parisien n'est d'ailleurs ouvert que depuis le 5 septembre.

Revenons à nos cocos. Une fois décongelés je les ai mélangés à une boite de thon Zanzibar. J'ai ajouté quelques olives au saumon et citron Ederki (une marque que j'ai découverte à l'occasion du Festival international de la photographie), une vinaigrette à base d'un vinaigre de cidre, lui aussi normand, et quelques tomates séchées à l'huile. En avoir systématiquement un pot entamé dans le frigo sauve bien des situations ... elles font merveille sur un reste de pâtes ou de riz.

La Belle-Iloise 7, Rue de l'Ancienne-Comédie, 75006 Paris
01 43 26 17 73, ouverte tous les jours (même le dimanche !) de 9 h 30 à 20 h 30

mardi 24 décembre 2013

Une buche pour Noël

with 1 comment
(mise à jour le 25 décembre 2013)

J'ai promis de faire la bûche pour ce soir et çà va être une première. La photo vous donne tout de suite la réponse : ce sera réussi, mais pour l'heure c'est stress maximum.

Personne ne peut me dire comment on doit rouler le biscuit sans qu'il ne se brise. Avec le torchon ?

L'après-midi avance ... je dois me lancer. C'est cauchemar pour une nana qui n'est pas la meilleure pâtissière. Quand je pense que les candidats de l'émission sortent des trucs parfaits en 1 h 30. Y a un truc ...

Pour le biscuit :
6 oeufs,
150 grammes de sucre et 150 grammes de farine

Zou. C'est parti pour une préparation "classique". Ceux qui savent faire ne s'étonneront pas. On mélange les jaunes avec le sucre, avant d'ajouter la farine .... en même temps que les blancs battus en neige. J'oubliais une pincée de sel ... et 2 cuillères à soupe de cacao pour donner de la couleur à ce qui sera le bois.

Bien entendu on aura tamisé la farine. Le résultat est toujours meilleur. Et le cacao aussi.
Je verse sur la plaque (35 x 27 cm). La quantité de bulles d'air m'effraie un peu. Laissons faire. Et j'enfourne th 6 pour 15 minutes, vaut mieux sous estimer que cuire trop, le biscuit serait cassant.

Je prépare le "fameux" torchon propre que j'humidifie par sécurité. Je le pose sur le gâteau à la sortie du four et je roule (chaud donc) sans décoller le papier sulfurisé.
Attendons une heure (c'est le bon timing) que cela refroidisse. Encore une fois si j'étais candidate du Meilleur Pâtissier comment je ferais vue qu'il s'est déjà écoulé 40 minutes depuis le top départ ? C'est une vrai problème d'arithmétique que les enfants d'école primaire ne devraient pas savoir résoudre mieux que moi.

Je prépare ensuite une ganache pour l'intérieur de la buche. S'il n'y a pas d'enfants on peut l'alcooliser. Aujourd'hui ce sera Cointreau.
Proportions d'une ganache : 250 grammes de chocolat noir haché (en prenant le Pérou 64 du Musée du chocolat il suffit de les couper en deux) et 25 cl de crème fraiche (au moins à 30% de matières grasses) bouillante et que l'on verse en 3 fois.
Le gâteau s'est parfaitement déroulé. C'est alors que je me suis aperçue qu'il était trop épais. Je retiendrai que 3 oeufs suffisent avec 75 grammes de farine et autant de sucre pour une plaque des dimensions de la mienne.
Pour le moment je fais comme je peux en roulant tout de même le biscuit tartiné de ganache. Cela déborde. Je le "coince" dans un moule à cake et j'attends que cela fige pour travailler l'écorce avec une crème au beurre. Je mets au frigo pour accélérer le durcissement. Egalement le reste de ganache dont j'espère pouvoir faire quelques truffes. Il suffira de faire des boules que je roulerai dans la poudre de cacao. Mon conseil : préparer la ganache pendant que le gâteau est au four et surtout la mettre illico au frais pour l'étaler sans qu'elle ne se sauve au moment où vous roulerez votre buche. Comme disait ma grand-mère il faut être pris pour être appris.
Adorant le praliné j'avais prélevé une bande de gâteau pour la rouler avec une pâte pralinée détendue avec un peu de ganache et qui composera les fameux "noeuds" du bois. Ceux qui n'en voudront pas en seront dispensés. Etant donné l'épaisseur du biscuit j'ai dû le trancher en deux pour l'amincir.
Pour l'écorce une crème au beurre. La recette est ultra simple pourvu qu'on ait du sucre glace en quantité (je vous recommande celui de Detou où je l'achète par 5 kilos ... oui autant, vu que le prix est alors vraiment ultra intéressant. Et je stocke à la cave où cela se conserve très bien). Les proportions sont de 300 grammes de sucre glace pour 150 de beurre mou, et quand je dis mou c'est mou. Il faut que le doigt puisse s'enfoncer dedans. Là encore on anticipe en le sortant du frigo au moins 3 heures avant.

On peut aromatiser si on le souhaite. Il me semble que nature est préférable. J'ajoute quand même 3 cuillères à soupe de cacao. Il faut pouvoir tout mélanger à la fourchette, mais on peut achever à la main (avec un gant en silicone tout de même). Cette fois on ne fait pas refroidir sinon on ne pourra pas la travailler. On l'applique à la spatule. On strie à la fourchette. Et dans les petites rigoles on fait couler un sirop de sucre glace pour imiter la glace. Et là pour le coup j'aromatise au Cointreau.
On saupoudre de sucre glace si on le souhaite et on décore avec des bonbons ou des sujets et personnages de circonstance. On peut aussi compléter avec des copeaux de chocolat (sur la photo ci-dessous je ne les avais pas encore disposés). Dans ce cas je prends un chocolat épicé au praliné pour jouer sur une différence de goût.

J'étais très fière du résultat. Malheureusement mes enfants n'ont pas kiffé, le gâteau étant désespérément trop épais et un peu sec.

J'en ai tiré la leçon le lendemain. Non contente de diminuer les proportions de moitié j'ai préféré de la farine de riz (j'en avais hérité d'un paquet au Salon du blog culinaire et j'en remercie Stéphanie) quin'attendait que çà.

Avant de tartiner de ganache j'ai versé un sirop de vanille pour être sure que la pâte soit moelleuse. Et je n'ai pas réitéré l'emploi du torchon. Le meilleur truc consiste à faire déborder le papier sulfurisé de 3 cm pour pouvoir rouler plus facilement
La bûche sera bien meilleure si on pense à la faire la veille !!! Et c'est pratique en plus. Cette seconde version a été embellie de cerises à l'eau-de-vie sur la moitié réservée aux adultes ...

dimanche 8 décembre 2013

Tapenade et croquant, alliance gagnante

with 0 Comment
Il y a quelques jours j'imaginais une entrée festive pour les fêtes de fin d'année en travaillant le saumon fumé de manière un peu inhabituelle.

Je suis allée un peu plus loin en associant salé et sucré de façon peu conventionnelle pour des petites bouchées que j'avais présentée avec ce plat.

J'adore la tapenade que l'on peut préparer de diverses manières comme je vous le disais à mon retour du dernier Salon du blog culinaire de Soissons.

Je vous rappelle la recette de base : 150 grammes d'olives (pesées dénoyautées), 1 cuillère à soupe de câpres rincés, 1 pincée de poivre, des herbes de Provence et une bonne huile d'olive comme celle de Nyons.

On peut ajouter du citron vert, des amandes ... dans la tapenade verte. Et dans la noire des pruneaux, des noix, ou même des tomates séchées.

Pour la servir on a le choix entre divers pains ou biscottes. Mais ce que je préfère ce sont les petits croquants aux amandes du Père Craquant.

Cette biscuiterie fait partie des Fabricants de Biscuits & Gâteaux de France, qui regroupent une soixantaine de PME régionales et entreprises nationales leaders ... On trouve d'ailleurs sur leur site des idées de recettes, soit à partir des biscuits, soit pour les faire soi-même. Installé depuis 1924 à Saillans, dans la Drôme provençale, le Père Craquant fabrique des  petits fours secs avec des amandes.

L'accord avec une tapenade, nature ou enrichie d'ingrédients complémentaires est une surprise gourmande ... et ultra rapide à préparer.

Les biscuits constituent d'intéressantes alternatives pour changer les préparations habituelles. Ils sont souvent mis à contribution pour des crumbles de dernière minute ou constituer le fond d'un cheesecake. Mais on peut aussi penser à eux pour des amuse bouche plus simples.

lundi 4 novembre 2013

La cuisine c'est aussi de la chimie d'Arthur Le Caisne chez Hachette

with 1 comment
Ceux qui aiment cuisiner et réfléchir sur leur manière de faire le savent depuis longtemps : la cuisine c'est aussi de la chimie. Arthur le Caisne le démontre de main de maitre dans un ouvrage qui m'a fait saliver et sourire à chaque double page. C'est peu dire que j'ai adoré.

L'auteur a multiplié les échanges avec des scientifiques, chercheurs, bouchers, charcutiers, épiciers, fromagers ... avant de se lancer dans l'aventure. On peut lui faire confiance. Toutes ses affirmations ont été vérifiées.

La sagesse populaire le répète : comme on fait son lit, on se couche. Arthur l'applique à la cuisine et nous intime l'ordre de commencer par ranger le frigo.

Il passe ensuite aux placards. Cet homme ne nous compliquera pas la vie. Par exemple, s'agissant des farines, il suggère de nous limiter à la T55 pour tout faire. Voilà une simplification.

Il attaque ensuite "le gras" du problème. S'il était donneur de leçon ou moralisateur, ce livre serait rébarbatif. Son originalité tient à son humour et à l'intelligence des démonstrations. Les arguments se déroulent sur la page de gauche. Des croquis légendés s'enchainent en face, sur la page de droite. Une manière très astucieuse de faire repasser le plat.

Il y a des choses que je savais. Certaines dont je me doutais, comme par exemple le fait que la marinade au vin rouge attendrit la viande, et que 200 kg de viande de veau contiennent 140 litres d'eau ... vendus au même prix que la "viande".

D'autres pas du tout alors qu'effectivement, une fois lue l'explication d'Arthur, il faut se rendre à l'évidence. Me voilà débarrassée de la corvée du bain-marie pour cuire une terrine puisque la chaleur de nos fours modernes est régulière. Plus besoin non plus de faire bouillir l'eau pour faire cuire oeufs durs ou à la coque (on va gagner du temps et de l'énergie).

Ce livre se lit comme un roman policier où nous sommes parfois le coupable. Je promets de ne plus jamais inciser le gigot (p. 60) pour y glisser les gousses d'ail. Je promets de faire désormais cuire les poulets sur le ventre. Et de ne plus actionner la chaleur tournante qui dessèche la viande. Egalement de ne plus poser une coquille d'oeuf en déco sur un steack tartare ... eh oui, c'est plein de bactéries la coquille !

On comprend que le sel n'est pas un exhausteur de goût comme on l'entend dire dans toutes les émissions culinaires. C'est un modificateur de goût (p. 16) et le truc qu'il dit détenir d'Hervé This, consistant à le mélanger très soigneusement avec un tout petit peu d'huile d'olive pour l'empêcher de fondre est très astucieux.

Si vous ne retenez pas au fil des pages qu'on ne sale ni ne poivre JAMAIS avant cuisson alors c'est que vous êtes désespérément obtus. N'empêche qu'il y a une exception, pour le poulet rôti (p. 92) et puis dans un autre contexte, qu'il me semble négliger, c'est la cuisson d'une pièce de viande à la poêle. Je sale mais uniquement la face que je vais poser sur la poêle brûlante et je le fais au dernier moment. cCci pour qu'une croute se forme et retienne le jus de la viande à l'intérieur. Si j'ai "tout faux" j'attends ses arguments ... je sais qu'il lira ce billet et saura réagir.

Il sait raconter la réaction de Maillard (p. 20) comme s'il s'agissait d'un conte de fées. Il décrit chaque processus avec toutes les précisions techniques qui s'imposent, même pour une "simple" poitrine de porc croustillante (p.79).

La dérision est omniprésente ... rien ne nous surprend au fil des pages. Même l'incursion d'un chat ironique (p. 108) qui préfère les crevettes nature à celles qui sont flambées.

J'ai testé les calamars frits, sans pâte à beignet, que l'on devrait plus souvent penser à mettre au menu tellement ils sont faciles à préparer ainsi ... et si bons ! Et je vais pouvoir me lancer dans la salade thaï (p. 32) ... depuis le temps que j'en entends vanter les mérites. Quant aux oeufs Bénédicte (p. 174) c'est depuis longtemps un de mes plats favoris.

Il est presque parfait. Je vais prendre la succession du chat en cherchant la petite bête. J'ajouterai que la cuisson du saumon à l'unilatérale a été inventée en 1975 par le chef du Flora Danica. Je lui rends justice pour sa précision sur la mayonnaise qui doit se réaliser sans moutarde sinon elle s'appelle "sauce rémoulade". J'ai donc appris que je ne fais que de la rémoulade à la maison.

Arthur Le Caisne analyse 70 recettes des plus courantes : poulet rôti, pot-au-feu, poisson mariné, purée de pommes de terre, ... mais zéro dessert. On espère tous qu'il planche déjà sur le tome 2. Il y a urgence !

La cuisine c'est aussi de la chimie d'Arthur Le Caisne chez Hachette, août 2013

jeudi 31 octobre 2013

Ma recette pour le défi Halloween de Fleury-Michon

with 0 Comment
Voilà ce qui arrive quand on fonctionne à bride abattue ... en allant un peu trop vite. Je n'avais pas fait attention que le défi consistait à réaliser une recette chaude ... Mettre en scène un plat avec du surimi dans une atmosphère Halloween me semblait suffisamment difficile pour que je ne m'interroge pas davantage sur les conditions.

C'était soirée mexicaine à la maison ... alors je n'aurais de toutes façons pas pensé un instant à préparer un second plat chaud. Si j'ai relevé le défi c'est par pure envie de faire quelque chose de rigolo.

Ayant une bande d'ados sous la main j'ai commencé à leur faire gouter les quatre variétés de surimi Fleury-Michon, une marque qu'ils ne pensaient pas présente dans cet univers.

Si la différence entre la proposition classique et celle qui affiche 25% de moins de sel est perceptible, et s'ils ont plébiscité la boite qui annonçait plus de chair de crabe il a par contre été très difficile d'établir un classement en terme de goût entre le sans gluten, et la version dite moelleuse.

Tout le monde fut d'accord sur un point : Ce qu'il a de bien, c'est ce qu'il n'y a ni conservateur, ni polyphosphate, ni sorbitol, ni glutamate. Nous avons aussi trouvé le système de boite fort pratique (et recyclable qui plus est).

Ma recette est toute simple et rapide à mettre en oeuvre mais devrait inciter les enfants à manger des crudités, ce qui n'est pas toujours aisé à obtenir. Parce qu'ils sont très sensibles à la présentation.

J'ai épluché un pamplemousse rosé. C'est un peu laborieux mais il faut retirer non seulement la peau extérieure mais aussi toutes les membranes car ce sont elles qui donnent de l'amertume au fruit. Le pamplemousse ainsi préparé s'accorde très bien avec la salade et le surimi.

J'ai choisi un mélange de salades dites "jeunes pousses" avec notamment des feuilles de betteraves nervurées de rouge (on ne les remarque pas sur les photos mais c'était raccord avec l'esprit Halloween).

J'ai effiloché les batonnets de surimi sur la moitié pour évoquer des balais de sorcière. J'ai emportepiécé (j'adore le verbe qui est un des favoris de Top Chef, avez-vous noté ?) un chat dans du pain d'épices et un fantôme blanc comme un linge dans une tranche de pain de mie.

Le chat a été posé à cheval sur un balai. Et la marmite miniature est remplie de vinaigrette.
Quant à la recette du surimi Fleury Michon, je vous la donne pour votre information :
Du poisson sauvage, principalement Colin d'Alaska et Merlu blanc
Du blanc d'oeuf, de l'amidon de blé et de la fécule de pommes de terre pour la texture,
De l'huile de colza pour la rondeur et le moelleux,
Du sel,
De l'arôme naturel aux extraits de crabe pour le goût,
Et pour donner un peu de couleur, de l'extrait de paprika

Les emporte-pièces Halloween ont été conçus par Carambelle pour Scrapcooking

mardi 18 juin 2013

Mariage de légumes avec Tartare saveurs

with 0 Comment
Tartare saveurs existe (aussi) en portions individuelles, ce qui permet de goûter plusieurs déclinaisons et de pouvoir ensuite n'acheter que sa préférence en grand format.

C'est au cours de la journée AperoNweb que j'avais découvert leur existence.

Cette présentation est idéale aussi pour faire apprécier les légumes et personnaliser l'assiette de chaque membre de la famille. Le coffret se compose de deux fois chacune des 4 saveurs. Le carré Ail et fines herbes fondra dans une soupe pour lui donner un peu de peps. Je verrais bien le Poivre et fines herbes sur des pommes de terre.

La version Noix croquantes est parfaite pour ennoblir de jeunes carottes braisées. J'ai d'abord tartiné une baguette croustillante avant de déposer le reste de la portion sur les carottes que j'ai "repassées" trente secondes au micro-ondes.
Echalotes et ciboulette s'accordent avec une tombée de poireaux. Pour une fois j'ai cuit ce légume en l'éminçant dans le sens de la longueur, dans un wok, et en ajoutant ce qu'il fallait d'eau pour éviter la coloration.

J'ai bien entendu salé et poivré. Et comme je disposais de ciboulette sur mon rebord de fenêtre je n'ai pas hésité à en rehausser le plat mais ce n'est vraiment pas indispensable.
Là encore j'ai ajouté une tartine assortie en accompagnement.
Comme quoi on peut se régaler avec des légumes sans se compliquer la tâche.

samedi 15 juin 2013

Que faire avec la Soupe de fraises Andros ?

with 0 Comment
C'est un nouveau produit que j'ai ramené de la journée AperoNweb.  Je ne sais pas pourquoi Andros le désigne sous le nom de "soupe" ... peut-être parce que c'est un coulis un peu épais. Toujours est-il que c'est franchement délicieux et qu'il est tout à fait possible de le consommer sans aucune transformation.

Vous me connaissez : j'ai voulu faire différent et j'ai testé toutes sortes de choses, parfois réussies, parfois franchement ratées (en terme d'aspect ou de présentation parce que pour ce qui est du goût, je le répète, aucun reproche)

Pour le moment n'existe que la soupe de fraises, c'est donc elle que j'ai déclinée.

Elle peut servir de base à un cocktail. L'idée m'est venue spontanément après avoir passé cette journée à discuter sur le thème de l'apéritif. Il est facile de surprendre en s'inspirant de la recette du bloody Mary : soupe de fraises, gin (qui me semble plus approprié que la vodka, en tout cas prenez un alcool blanc) et eau pétillante neutre (pas salée). Le résultat est plus doux, plus sucré aussi qu'avec le jus de tomate.

Bien entendu on décore le verre avec un minimum de sens artistique, ici rondelles d'ananas et de kiwi, feuille de menthe citron et griottine confite.
Elle peut enrichir une salade de fruits. Après avoir épluché et coupé les fruits de son choix, parmi lesquels des fraises, on ajoute la soupe en proportion : il ne s'agit pas de noyer le dessert mais de lui ajouter un "plus". Le résultat est agréable, de par l'apport en onctuosité et la touche d'acidité très rafraichissante. J'ai employé de la verveine orange pour doper les parfums. On aurait pu choisir une menthe citron. Evitez la menthe poivrée, trop puissante.
On peut préparer une panna cotta qui, une fois refroidie sera nappée de soupe de fraises que l'on pourra doper en pulvérisant un arôme de menthe nâa nâa Saravane. C'est le ratage le plus impressionnant, assez incompréhensible de prime abord, et si mes invités n'ont pas protesté c'est vraiment parce que la soupe est bonne.

Comme j'aime bien comprendre le pourquoi du comment j'ai récidivé quelques jours plus tard. Cette fois le résultat était parfait. Le secret : une fois la panna cotta devenue tiède dans les coupes (ou les verrines) la mettre au frigo sans tarder et au moins deux heures. La rapidité du refroidissement est indispensable pour assurer sa tenue.

La première fois j'avais réalisé la préparation deux heures avant le déjeuner et c'était trop juste en terme de temps.
Autre raison du succès de la seconde édition : j'ai osé laisser couler de la soupe de fraises dans la panna cotta encore chaude. L'équivalent d'une cuillerée à soupe s'est ainsi cachée sous la blancheur de la crème, créant la surprise à la dégustation.
J'ai aussi vérifié si en ajoutant de l'agar-agar on pouvait directement transformer la soupe de fraises en la gélifiant. Comme ce produit n'épaissit qu'après 1 minute d'ébullition et que je n'ai pas osé faire bouillir la soupe j'ai contourné la difficulté en délayant 3 grammes d'agar-agar dans 15 cl d'eau que j'ai porté à ébullition.

Ensuite, hors du feu, j'ai mélangé à la soupe de fraises que j'ai versée dans un moule (préalablement beurré sinon je ne garantis pas le démoulage ultérieur).

J'ai attendu le refroidissement pour envisager de faire une seconde couche. J'ai donc recommencé l'opération avec une purée de rhubarbe, histoire de trancher en terme de saveur et de couleur. L'agar-agar solidifiant très vite on ne peut pas en préparer d'avance. La troisième couche, encore avec la soupe de fraises, a donc été préparée à part.
J'ai démoulé et servi avec, ou sans soupe de fraises additionnelle, ou encore avec une ronde de fraises fraiches.

J'avais envisagé plusieurs combinaisons, incluant ou non des biscuits roses de Reims (que l'on remarque sur les photographies en coupe). L'énorme avantage est la tenue du dessert sans en modifier le goût.
J'avais aussi tenté des préparations en assiette, pour éviter l'étape périlleuse du démoulage. A manger les yeux fermés pour cause de laideur ...
Il me semble qu'on pourrait aussi réussir, mais en ajoutant cette fois du sucre, la fabrication de pâtes de fruits en versant la préparation dans des moules à glaçons ou dans un grand moule rectangulaire qui sera ensuite découpé. On roulera dans le sucre cristallisé pour finaliser.

Les adeptes du "je fais tout seul" trouveront dans le magazine 750 g que j'ai présenté sur le blog il y a quelques jours une recette pour réaliser eux-mêmes leur soupe de fraises.
Les autres se satisferont pleinement de la petite bouteille verte Andros dont la contenance de 500 ml permet plusieurs utilisations.
On trouve de multiples recettes de panna cotta dans le 50 Best Tiramisu & panna cotta de Eva Harlé chez Hachette cuisine, avril 2013.

mardi 14 mai 2013

Un savoureux aux agrumes pour relever le défi de Biscuits & Gâteaux de France

with 2 comments
 Il y a quelques jours j'avais ouvert avec vous ce carton pour relever lDéfi Sensations de Biscuits & Gâteaux de France qui consiste à cuisiner soit un quatre-quarts, soit des boudoirs, mais de manière à ce que le plat soit "croustillant, moelleux ou fondant".

J'avais aussitôt réalisé un cheesecake au hareng et à la poire qui combinait les trois caractéristiques attendues. Je terminais mon billet en vous disant que j'avais déjà une idée pour le quatre-quarts.

Je voulais l'associer au lemon curd.

Le hasard faisant toujours bien les choses dans ma cuisine, j'avais reçu à quelques jours d'intervalle une box dont je vous parlerai bientôt.

Elle contenait des produits qui m'avaient surprise et inspirée tout autant. Parmi eux ce pot de mandarines à la vodka. Il ne me restait plus qu'à trouver une orange chez mon fruitier pour entreprendre un savoureux aux agrumes.

J'ai taillé des triangles dans le quatre-quarts qui, soit dit en passant, n'est pas n'importe quel gâteau. Le Ker-Cadélac a plus de goût que ce qu'on trouve dans les rayons inférieurs des supermarchés et c'est un vrai plaisir de travailler un produit de cette qualité.
 On ne perd rien. Les chutes sont conservées et placées dans des coupes pour un autre usage.
Le triangle sert en quelque sorte de moule pour mettre d'abord quelques clémentines puis le lemon curd sans qu'il ne coule autour de la portion. Je préviens tout de suite les puristes, c'est un peu délicat et il aurait été prudent d'ajouter de la gélatine pour un résultat digne d'une pâtisserie mais le but était de faire pratique, vite, beau et bon. On n'est pas à Top chef !
J'ai ensuite saupoudré de praslines broyées. J'emploie la préparation de Mazet. Et pour finir j'ai déposé une tranche d'orange confite. Attention, maison l'orange confite parce que c'est facile à faire. Il suffit de couper une orange à la mandoline et de la faire cuire 15 minutes dans un sirop de sucre. On attendra tout de même qu'elle refroidisse.
Avec les chutes de gâteau on fait "presque" pareil, mais déstructuré, en associant les ingrédients dans une jolie coupe.
La tranche d'orange confite est ici enrichie d'une griottine pour faire oublier que le dessert a été "bricolé" avec des restes. L'une et l'autre version répondent au défi. C'est moelleux et fondant.
Pointilleux comme vous êtes vous allez me dire que je n'ai rien fait avec la poudre de cacao ... mais je n'ai pas dit mon dernier mot. Souvenez-vous que je n'ai employé qu'un tiers du paquet de boudoirs Brossard. A suivre donc ...
Hebergeur d'imageHebergeur d'imageHebergeur d'imageHebergeur d'image

Abonnés