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jeudi 27 février 2014

Ma recette de poivrons confits

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On restera dans l'esprit "récupération" et anti gaspillage initié hier.

La peau des poivrons est plutôt indigeste. Les cuisiniers recommandent de les passer au four, puis de les envelopper dans une feuille de papier aluminium et ensuite de retirer la peau.

Outre le fait qu'on se brûle les doigts ce procédé est énergivore, et vraiment pas économique si on n'a qu'un ou deux poivrons à préparer. J'ai donc une méthode pour obtenir le résultat escompté (des poivrons digestes) en me simplifiant la vie.

Il suffit de les laver, de les couper en lanières après avoir retiré les graines et de les passer au micro-ondes quelques minutes sous cloche, dans un récipient en plastique.

On remuera et on recommencera l'opération si les légumes sont trop croquants.

On verse ensuite du vinaigre sur les légumes encore chaud. On ferme le récipient et on laisse confire doucement. A ce stade on peut saler (car le sel se dissout dans le vinaigre mais pas dans l'huile).
Ces poivrons se conserveront quelques jours au réfrigérateur. On peut les manger froids en entrée après avoir ajouté l'huile de son choix. Ou bien les employer pour apporter une touche de couleur à une salade verte, plutôt banale. Ou encore en disposer sur des poireaux (en l'occurrence des mini-poireaux sur la photo) ... Toutes les associations sont permises.

Depuis que j'ai testé ce façon de faire j'achète des poivrons,  de préférence jaunes ou rouges dès que j'en trouve à un prix intéressant. Mon fruitier en "solde" souvent. Il suffit qu'ils aient une petite trace de moisissure comme on peut voir sur la photo en haut de l'article pour qu'ils se retrouvent au moins 6 dans une corbeille au prix unique de 2  €.

Il m'en avait mis de coté dans la perspective des ateliers que j'animais aujourd'hui sur le stand du Ministère de l'agriculture et je vous garantis que ceux qui les ont goutés ainsi préparés se sont déclarés convaincus.
Ce soir c'est avec du blé Ebly que je les ai associés et consommés tièdes.

mercredi 26 février 2014

Faire un trait sur la raclette presque ordinaire

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C'est à la demande du Ministère de l'agriculture que j'ai animé aujourd'hui (et d'autre séances sont programmées demain) des ateliers pour enfants au Salon de l'agriculture pour les sensibiliser au gaspillage alimentaire.

Ce sujet évoque surtout pour eux l'obligation de "finir son assiette à la cantine". On est loin du message que j'ai tenu à leur transmettre : en résumé être anti-gaspi est un mode de vie qui peut rimer avec gourmandise, plaisir et créativité

Je leur ai fait apprécier des fruits et des légumes qu'ils détestent habituellement. Je ne les avais pas choisis à cette intention. Il se trouve que c'est ce que j'avais sous la main depuis la veille. Car ne pas gaspiller amène à faire des économies pour peu qu'on soit astucieux et qu'on accepte de tirer parti des bonnes occasions.

Je reviendrai sur le sujet. Beaucoup d'adultes présents étaient à l'affut des bons plans. L'un d'entre eux consiste à faire ses achats le samedi en fin de journée au moment où certaines grandes surfaces bradent les légumes tout prêts (déjà épluchés, donc économiques en temps) pour cause de DLC courte.

En effet si la date limite tombe le lundi il y a peu de chance qu'un consommateur achète alors le produit qui partira à la poubelle. Autant le solder. Il faut savoir qu'une DLC n'est pas un couperet. Le plus souvent le produit est encore parfait 3 jours plus tard, à condition de l'avoir conservé dans de bonnes conditions. S'agissant des yaourts, au risque de vous faire hurler je vous dirai, de source officielle, que tant qu'il n'est pas moisi il est consommable.

Ce soir, en rentrant rompue du Salon de l'agriculture, je trouvai dans mon frigo une boite de presque 200 grammes de chou blanc émincé (40 centimes au lieu de 0,98) que j'ai jeté dans un wok, sans aucune matière grasse.

Quelques secondes plus tard j'ai ajouté une poignée de champignons émincés (valeur soldée 25 centimes) puis, juste avant que cela ne brûle, un demi verre d'eau. Ni sel, ni poivre.

J'ai posé 3 tranches de raclette fumée, aux épices (prélevées dans une barquette acquise moitié prix), dessus quelques secondes.
J'étais passée lundi sur le stand des Huiles végétales où j'avais pu déguster de l'huile de colza vierge. J'ignorais que cela existait. Depuis je ne jure que par les huiles vierges, plus parfumées. Elles sont certes un peu plus couteuses à l'achat mais, si on fait attention au reste, économiser sur ce poste ne serait pas judicieux.

Dans l'assiette j'ai fait couler sur la raclette un trait d'huile vierge de colza, très jaune, à la saveur très minérale. Le régal a pesé pour moins d'un euro sur le budget. Et surtout c'était un plat que je n'aurais pas songé expérimenter spontanément alors que l'association chou blanc-champignons-raclette est très réussie.

Preuve est fairt qu'on peut se régaler pour peu qu'on soit inventif, et confiant dans ses tentatives. 
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