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mardi 3 avril 2012

Recettes au fromage blanc avec Florence Morin

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J'ai découvert la collection 50 Best avec les éclairs. Depuis je scrute les nouveautés.


La version Fromage blanc est sortie le mois dernier. Je savais qu'on pouvait employer avantageusement cet ingrédient pour remplacer la crème fraiche et concocter une sauce de dernière minute. Essayez en l'associant avec la moutarde Clovis, c'est divin sur des légumes cuits vapeur.

Je connais le Tzatziki, spécialité grecque à base d'ail, d'herbes aromatiques, de concombre et de yaourt nature. J'ai découvert de nouvelles utilisations, par exemple en papillote avec de la vanille et des fèves sur un poisson (p.60).


Mais surtout j'ai testé la recette des pancakes (p.62) en aménageant la proposition de Florence Morin. N'ayant pas de yaourt 0% sous la main j'ai pris du fromage blanc 0% lui aussi et j'ai retrouvé l'exact gout de ces "silver dollars" qui me rappellent un joli voyage aux USA.



Dans ma lancée je n'ai plus eu peur de louper un cake (cette incompétence avait motivé mon passage sans l'émission de Coté Cuisine aux cotés de Julie Andrieu) et j'ai suivi la recette de la version au citron (page 64) que bientôt je rééditerai avec de l'orange ou du pamplemousse.


Et voilà comment le fromage blanc 0% est devenu l'allié de ma fourchette !

Florence Morin : 50 Best Fromage blanc 0% chez Hachette pratique, mars 2012 au prix de 7 €

Thomas Feller chez Hachette pratique en octobre 2011, dans la collection cuisine : 50 best, Éclairs et profiteroles au prix de 6,95 €

jeudi 30 décembre 2010

Combinaison hivernale

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Je ne résiste pas au fromage blanc maison. Cette fois je n'ai même pas attendu qu'il repose une heure au réfrigérateur après l'avoir battu.

J'ai prélevé un petit bol, ai arrosé d'un caramel, lui aussi maison, aromatisé de graines d'anis étoilé.

J'avais fait la veille un cake aux carottes (toujours meilleur le lendemain) qui s'est parfaitement accordé bien qu'il soit insuffisamment cuit. Vous me direz qu'il valait mieux qu'il soit moins que trop cuit. Depuis mon déménagement j'ai un vieux four à la porte déglinguée, que je n'osais pas faire fonctionner. J'ai attendu six mois pour faire une première tentative avec une cuisson en papillote, puis je me suis risquée avec ce gâteau. Faudra peut-être à l'avenir que je monte le thermostat ... car manifestement y'a pas que la porte qui soit fatiguée.

Ce n'était toujours pas un cake gonflé à bloc. Il sera dit que je n'arriverai jamais à un résultat parfait (ceux qui ont lu Comédienne pour Coté cuisine comprendront). Il était malgré tout très mangeable bien sur. Les carottes n'avaient pas fondu, les noix étaient bien croquantes.

Quelques litchis, pour moi fruit de Noël davantage que l’orange, ont apporté une touche d'exotisme. Le fruit est difficile à décortiquer, son noyau est un peu amer, mais la douceur de la chair le rend particulier.

On devine une bougie parfumée en arrière plan. Malgré mes connaissances en la matière la bougie s'est creusée quasi irrémédiablement, noyant la mèche. Sachant qu'il y a un remède à tout j'ai trouvé par hasard un truc pour qu'elle fonctionne : en abandonnant une allumette dans le verre, le charbon de bois fait mèche naturelle. Elle peut brûler quelques secondes comme des heures. Vraiment.

La recette du cake :
Battre 2 œufs avec 125 g de sucre jusqu'à doublement de volume. Ajouter 125 g de beurre et 200 g de farine. Puis 1/2 de sachet de levure alsacienne et une pincée de bicarbonate de soude. Enfin 1/2 cuillère à café de cannelle en poudre (j'ai préféré cette fois employer Alma mater de Saravane), 250 g de carottes râpées et 60 g de cerneaux de noix concassés
Cuire 50 minutes à 180°. Attendre (si possible) 24 heures avant de consommer.

lundi 8 novembre 2010

Bibeles Käse comme en Elsass

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Voilà un plat typiquement alsacien : du fromage blanc avec des pommes de terre sautées et une salade verte. Pour se régaler il faut réussir la cuisson des pommes de terre pour qu'elles soient fondantes sans être brûlées. C'est faisable.

La salade sera gourmande si elle est composée pour moitié de mesclun, pour le reste de laitue.

Pour le fromage blanc ce sera bien meilleur si vous le faites vous-même puisque oui c'est possible. La marche à suivre a été détaillée avant-hier. Il n'y a pas à hésiter !

samedi 6 novembre 2010

Fromage blanc maison à l'ancienne

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Je fabrique mes yaourts à la maison. Je pensais donc que faire du fromage blanc serait à ma portée. J'avais depuis un "certain" temps tout ce qu'il fallait pour imiter nos grands-mères, à savoir des ferments lactiques spécifiques (lactaline de Yalacta).

Sauf que j'étais atteinte du syndrome "demain je m'y mets" et que la perspective de patienter au moins 24 heures avant d'y plonger la cuillère me dissuadait régulièrement de me lancer dans l'expérience. Quand j'y pensais c'était pour regretter de ne pas avoir commencé ... l'avant-veille.

J'avais acheté du lait frais juste pasteurisé dont la date limite de consommation se rapprochait. Je me suis mobilisée in extremis et très franchement je m'en veux d'avoir tant rechigné. parce que c'est facile, rapide (les ferments travaillent en autonomie) et absolument incomparable avec ce qu'on trouve dans les boutiques.

Il vous faudra :
Un saladier ou récipient (en verre ou en grès) plus grand que la quantité de lait que vous allez transformer
Une passoire d'un volume équivalent à la moitié de la quantité de lait
Une louche et un fouet

Un morceau de tulle ou de tout autre toile ou tissu de préférence synthétique à fines mailles (le fromage collerait à du coton)
Du lait pasteurisé (donc pas UHT) de préférence entier, de vache ou de chèvre, à votre gout
Un ramequin ou une tasse
Un sachet de ferments lactiques
Et un endroit où la température sera d'au moins 25°, à l'abri des courants d'air. En été n'importe quelle pièce conviendrait. A cette saison la salle de bains est idéale, surtout devant un chauffe-serviette.

Voici maintenant pas à pas la marche à suivre :

Amener votre lait à température de 27 à 30 degrés.

Délayer dans un ramequin ou une tasse 1 sachet de ferments dans un peu du lait que vous allez transformer en fromage.

Verser le reste du lait (on peut aller jusqu'à trois litres) dans un grand saladier. Puis introduire le contenu de la tasse en remuant lentement la masse du lait pour répartir la préparation. poursuivre l'agitation au moins une minute.

Placer dans un endroit à 25°. Recouvrez d'un torchon propre. Et oubliez le 24 heures, voire 36. C'est la phase dite d'incubation.

Au bout de ce temps et quand vous soulèverez le torchon vous verrez ceci :
C'est inphotographiable tellement la blancheur est éclatante. Vous pouvez incliner le saladier. Rien ne bouge. Chez moi, encore plus drôle, le saladier était posé sur une chaise haute dont l'assise n'était pas horizontale. La surface du fromage s'était figée en pente, très remarquable sur la photo et plutôt étonnante.

C'est alors qu'on va mettre le bloc de caillé à égoutter dans la passoire recouverte d'un tulle préalablement mouillé. On regrette un peu de briser cette jolie masse blanche mais il le faut.

Encore quelques heures de patience, le temps au petit lait de se séparer du fromage. Je l'ai conservé, pensant l'employer d'une manière ou d'une autre mais je n'ai pas eu de bonne idée (je suis preneuse des vôtres, en dehors de le donner à manger à mon cochon, n'ayant pas d'animal dans ma cour).

Le fromage peut alors être versé dans une jatte. Il est préférable de le battre vigoureusement au fouet quelques minutes puis de le laisser reposer trois heures au frigo avant de le consommer.

Le résultat mérite vraiment la patience dont il faut faire preuve. Parce que ce que vous allez déguster aura le gout d'un fromage blanc battu avec la consistance d'une Chantilly. Nature, tel quel, c'est déjà divin.

Deux regrets : ne pas avoir commencé cet été et m'être limitée à deux litres pour cette première expérience. Je passe au stade 3 litres. C'est trop vite mangé !
Vous trouverez le ferment lactaline de Yalacta en pharmacie, ainsi que des ferments pour vos yaourts ou encore pour faire cette boisson merveilleuse qu'est le kéfir (soit fruits soit lait). Celle-là je m'y mets ... bientôt évidemment ...

vendredi 10 septembre 2010

yaourts de financier

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J'avais cru naïvement que la lecture du livre de Murielle Khamouguinoff, à la fois savant et ludique, et que j'ai présenté ici, allait me permettre de réussir tous les yaourts que mon imagination me soufflait de tenter. Ce ne fut pas tout à fait vrai.

Forte de l'expérience réussie des yaourts en cheesecake j'ai subi une épreuve avec des yaourts aux bonbons gélifiés. Dès que le mélange lait-bonbons atteint 50 degrés (je rappelle qu'avec une yaourtière à l'ancienne, non électrique, il faut monter jusqu'à 55 avant de mélanger le yaourt dans le lait, de verser dans les pots, couvrir et attendre que les ferments fassent leur travail) c'est la catastrophe : l'acide citrique fait cailler le lait. Y'a plus qu'à jeter le tout.

Sauf ... si on applique la bonne vieille recette qui permet de sauver une crème anglaise qui coagule ! Il faut la verser dans une bouteille, secouer fortement, et y'a plus alors qu'à reverser dans le plat de service. Personne ne s'apercevra de rien.

J'ai donc fait de même et réussi à sauver la mise. J'ai versé le mélange lait-bonbons dans un pot de confiture, qui fut énergiquement secoué une fois refermé. J'ai ensuite reversé dans la casserole et monté la température jusqu'à 55. puis j'ai mélangé avec un yaourt, versé dans les pots et mis à prendre. Une fois les yaourts pris j'ai décoré avec un bonbon entier posé dessus et de couleur contrastante avec celle du yaourt.

Deuxième épreuve avec des mini-financiers en forme de boule que j'avais découverts dans une boulangerie-pâtisserie de Sceaux (92). En les goutant j'ai pensé que ce tout petit gâteau serait bien surprenant si on le découvrait caché comme un trésor au milieu d'un yaourt. J'ai donc posé un financier dans chaque pot, versé le lait-yaourt (à 55 °) et je m'apprêtais à mettre le couvercle quand j'ai vu les friandises remonter à la surface.

Trop tard pour agir. J'ai laissé faire. Le résultat était satisfaisant au plan gustatif mais pas esthétiquement. Je m'étais inutilement compliqué la vie en préparant deux mélanges, un de couleur blanche et un autre avec un ajout de poudre de chocolat pour augmenter le suspens de la découverte puisque j'avais des financiers nature et d'autres au chocolat.J'ai décidé de recommencer en piquant le financier avec un cure-dent, dont j'ai scotché le bout sur le bord du pot, en croyant qu'il allait ainsi rester au fond. Trois sur quatre sont remontés presque aussi vite. Quant au dernier, je me suis trouvée stupide quand j'ai voulu retirer le pique sans démolir le yaourt.
J'aurais du me douter qu'avec un nom pareil, financier, le gâteau ne se laisserait pas couler sans résister. Les banquiers nagent toujours. Ce sont leurs clients qui boivent la tasse. En conclusion, j'hésite entre renoncer (ce n'est pas la première fausse bonne idée qui serait classée sans suite) ou appeler Murielle au secours, car il me semble qu'aucune difficulté ne saurait lui résister.

Yaourts , recettes sucrées et salées, de Murielle Khamouguinoff , chez Tana éditions, janvier 2010, 14,90 €
Mini financiers de L'Étoile du Berger, boulanger-pâtissier installé à Fontenay-aux-Roses, Meudon et Sceaux (92)

lundi 23 août 2010

Tous les yaourts du monde ...

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On m’avait dit que Murielle Khamouguinoff était experte en matière de yaourts. Son livre me confirme que c’est LA spécialiste. J’ai compté presque 200 versions. Son imagination semble sans limites et il y a fort à parier que même si j’ai l’impression qu’il ne reste rien à inventer la prochaine réédition sera encore enrichie de nouvelles créations.

Car à coté des recettes qu’on pourrait qualifier de « classiques » comme les variations aux diverses purées de fruits et confitures il y a une foultitude de trouvailles vraiment différentes de ce qu’on a l’habitude de voir dans les rayons des supermarchés qui, pourtant, rivalisent d’originalité depuis quelques années.

Je serais chef de produit chez Danone que je contacterais fissa cette jeune femme avant qu’un concurrent ne la coopte. Je sais que la cuisine n’est pas son vrai métier mais elle saurait bien jongler avec les emplois du temps.

Que de oh et de ah de surprise et d’envie j’ai hurlé (que les voisins me pardonnent !) en découvrant son livre. Comme j’avais envie d’en finir … pour me précipiter dehors, acheter les ingrédients qui me manquaient et appliquer sans tarder ses bons conseils.

Las … il n’était encore que 7 heures du matin (les fidèles lecteurs savent que je lis aux aurores et que j’écris le soir ou la nuit) et les commerces étaient fermés. Tant qu’à patienter j’ai préféré attendre l’heure du déjeuner pour obtenir des fruits à bonne maturité (ils ne sont jamais trop murs quand on veut les cuire) à petits prix de fin de marché.

J’ai pris sans discuter les plateaux que le maraicher était prêt à me céder. Avec les 15 kilos que je ramène je vais avoir de quoi multiplier les expériences.

Murielle est une ménagère efficace. Jean-Pierre Coffe la féliciterait pour le classement de ses propositions réparties selon les saisons. Et quand elle vous suggère de faire des yaourts à la confiture de fraises (page 18) elle vous glisse juste en dessous la recette de la confiture de fraises. Pas besoin de chercher dans votre mémoire ou dans vos archives.

Si elle se risque dans la version yaourt aux macarons (page 56) … elle vous offre sa recette de macarons.Personnellement vu que les macarons faudra les mixer avec le lait je me verrais bien plaider auprès de mon pâtissier la fourniture de petits fours déjà cassés. Faudra que je sois diplomate pour qu’il ne pense pas que je lui fais le sketch de Fernand Raynaud.
Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

Bon, y’a quand même quelques limites parce que la version aux langues de chat (page 33) s’exécutera sans filet mais c’est pas une tuile. Cela m’étonne tout de même qu’elle aille en acheter un paquet à l’épicerie alors que cela se prépare si facilement en un quart d’heure. Remarquez, personne n’est parfait … Donc si vous avez sous la main 2 blancs d'œufs et dans vos placards 100 grammes de sucre, 60 de farine et que vous pouvez faire fondre 60 grammes de beurre autant les réaliser vous-même : Battez rapidement les blancs d'œufs à la fourchette. Incorporez-y le sucre, la farine et le beurre fondu. Ajoutez une pincée de sel.

Étalez en petits bâtonnets sur une plaque antiadhésive (ou recouverte d’une feuille de papier sulfurisé) et faites cuire pas plus de 8 minutes au four à 120° (th 4), jusqu'à ce que les langues de chat soient juste dorées sur leur pourtour.

Il faut retenir sa façon de procéder (notamment page 55) en mixant des gâteaux (ceux qu’on aime ou qu’on a sous la main) avec un litre de lait, un yaourt entier nature et une cuillérée du sucre de sa préférence. Il n’y a sans doute pas de limites à l’étendue des possibilités, surtout si on varie le type de yaourt, qu’on joue avec les colorants ou les adjuvants alcoolisés ou pas. C’est à breveter.

Mais l’auteur a plus d’un tour de main dans sa yaourtière. La version fraise bonbon (page 21, photo ci-contre), au tapioca (page 31) au pralin maison (page 38) sont ultra-tentantes. Que dire encore de ce riz vanillé (page 105) ? Et de l’emploi de la pâte de pistaches (page 73) ? Moi qui regrettais d’avoir acheté une boite et de n’en avoir toujours rien fait avec … je sais ce qui me reste à faire.

Il y a de vraies autres trouvailles comme l’idée d’utiliser du thym citron (page 37) pour obtenir un goût citronné (l’acidité du jus de citron nuit à la prise du yaourt). Je crois que je vais employer de la menthe bergamote (je vous jure que cela existe) pour m’éviter les remarques désagréables que je reçois à chaque fois que je tente quelque chose avec l’essence de bergamote. Je vais pouvoir faire des yaourts à la nancéenne sans solliciter Murielle sur sa hot line.

Les versions salées ne sont pas moins inventives. Je suis allée de surprise en surprise : comme cette verrine tomate cerise-basilic (page 65, photo à droite) me fait envie ! Comme il me tarde qu’arrive le mois de novembre pour me lancer dans le verre au Beaujolais nouveau (page 80, photo ci-dessous) !Je sais ce que je vais dorénavant servir en guise de trou normand.

Les photos ont leur part dans la mise en appétit. Présentés dans de jolis contenants ces yaourts ont de la classe. Le souci sera (comme je le disais dans un précédent billet consacré à ma première expérience yaourtière) que les pots tiennent dans l'ustensile une fois fermé. Je pense que je vais devoir bricoler en calfeutrant une boite de carton isotherme d’une épaisseur supplémentaire de polystyrène (cela tombe bien j’en ai en réserve) pour avoir toute liberté de manœuvre et pouvoir du même coup produire en quantité non limitée. Il faudra aussi consacrer quelques dimanches à chiner, pourquoi pas de jolies tasses comme celles que j’ai vues à Chaumont-sur-Loire

J’ai compris qu’il allait y avoir du boulot pour obtenir des résultats dignes de ce que fait Murielle mais en m’y mettant de suite je compte me présenter au diplôme de yaourtière d’ici Noël.

Yaourts , recettes sucrées et salées, de Murielle Khamouguinoff , chez Tana éditions, janvier 2010, 14,90 €
Je remercie l'éditeur de m'avoir autorisée à reproduire les photos ainsi que le texte de la recette aux macarons, que je n'ai pas su insérer en format pdf (plus lisible que la version jpg) et que j'enverrai en pièce jointe sur simple demande par courriel.

mardi 10 août 2010

Gastronomie en étage

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A la demande générale des copines qui sont venues dîner l'autre soir, je publie les recettes de ce repas qu'on a dit "presque parfait". Pourquoi "presque" d'ailleurs ?

Apéritif enrichi de graines de courge caramélisées
Entrée en matières autour d'une verrine d'asperges au citron confit, d'un dip de fromage frais à la coriandre et au foie gras, puis d'une compotée de poivrons jaunes

Plat de résistance avec un couscous berbère à l'indienne

Plateau de fromages, confit de pommes au beurre salé et confiture de figues

Iles flottantes

J'avais goûté des graines de courge caramélisées à Nancy. Me trouvant fort dépourvue et en rupture de stock je me suis lancée dans l'aventure.

Suffit d'acheter ces graines (que l'on trouve désormais partout), de les griller à sec dans une poêle puis de saupoudrer de sucre fin sans y toucher, sauf pour les glisser dans une assiette et rejoindre les convives qui n'ont eu que le temps de tremper leurs lèvres dans leur verre.

Attendez-vous à ce qu'on ose à peine en croquer une, puis à ce que tout disparaisse à grande vitesse. Essayer les graines de courge à votre prochain apéritif et vous serez ... moins bête !
Les entrées en matière étaient des improvisations que Kyung-Ran Jo aurait peut-être approuvées. Il n'y a pas d'ordre particulier pour les découvrir mais, puisqu'il faut bien se décider, de gauche à droite :

Une première verrine pour faire plaisir à celles qui voulait goûter du yaourt maison après avoir découvert dans un billet précédent que c'était faisable "at home". Le dessert n'étant pas compatible avec un yaourt classique j'ai décidé de tenter une version salée. Quelques morceaux de citron confit et d'asperges au naturel au fond d'une verrine puis j'ai versé la préparation "normale". J'avais vérifié que ces verrines tiendraient en hauteur dans ma yaourtière.

En déco une olive noire dénoyautée et une petite tortilla roulée, prélevée dans un sachet de biscuits apéritif.

La demi-figue accompagnait la verrine centrale où un dip de chèvre frais à la coriandre (et au citron vert) était surmonté de petits triangles de foie gras saupoudré de cacao.

La dernière verrine contenait une compotée de poivron jaune, épluché, cuit dans une infusion de badiane.
En décoration gustative une tomate-cerise et une demi tranche de saucisson de canard (encore une découverte lorraine que je consomme avec parcimonie tant c'est bon ... je vais aller m'en tailler une petite pour avoir l'énergie de poursuivre ...)

Passons au plat dit de résistance : évoquer un couscous berbère est quasiment un pléonasme. La semoule (fine) a été cuite à la vapeur au-dessus d'un bouillon parfumé de raz-el-hanout et de boutons de roses. Les légumes servis en accompagnement ont été cuisinés selon la recette publiée au début de ce mois. Initialement je comptais préparer un couscous aux trois viandes mais tous les bouchers sont en vacances dans mon quartier et je me suis "rabattue" sur des filets de poulet que j'ai taillés en fines lanières et fait mariner plusieurs heures dans un mélange de yaourt velouté (il me restait un pot à la mangue), 1 cuillère à soupe de curcuma, 1 cuillère à café d'huile d'amande, un peu de sel. Ils ont été poêlés au dernier moment. C'est le curcuma qui justifie l'appellation indienne.
La soirée était bien avancée à l'arrivée du plateau de fromages : un crémeux, un rocamadour et un roquefort. On aperçoit sur la gauche du plateau un petit pot de confit fromager, encore une découverte nancéenne qui a fait l'unanimité après avoir provoqué la surprise.

Nous avions depuis un moment allumé une bougie parfumée à la cannelle et à la cerise qui diffusait aussi une couleurs automnale. Et nous avons continué à déguster un Bordeaux rouge avec les fromages, ce qui ferait hurler mon épicière nancéenne préférée qui m'a pourtant appris que les tanins des vins rouges ne font pas bon ménage avec.

En dessert, un plat régressif de mon enfance, des œufs à la neige, avec des blancs cuits à point et parfumés de vanille Lord Vanilla comme la crème anglaise, réussie sans le secours d'une bouteille. Ceux qui ont peur de la rater n'ont qu'à se munir d'une bouteille en verre et d'un entonnoir. Si leur crème se met à "cailloter" ils pourront la sauver en la versant dans la bouteille, en bouchon d'un bouchon de liège et en secouant fortement. On reverse dans le plat de service et repos.

J'ai l'habitude de faire un caramel au dernier moment. Je le verse brûlant sur les iles flottantes qui se retrouvent soudées. Çà craque comme des icebergs quand on sert les invités, en faisant le même bruit que la crème brûlée d'Amélie Poulain. Ne pas faire d'avance car les blancs ramolliraient.

"Presque" parfait donc.

lundi 2 août 2010

Des yaourts maison c'est si bon !

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Il parait que c'est ultra tendance. Serais-je influencée malgré moi parce que je vous jure que je le savais pas quand j'ai cherché la yaourtière "vintage" dans la réserve d'ustensiles de ma maman. Ou alors je suis traversée par des ondes de la mode en ... mode wifi.

Celle-ci est en parfait état de marche, et pour cause puisqu'elle n'est pas électrique, encore moins électronique, mais au contraire totalement écologique, selon le principe du thermos.

Les pots d'origine ont été conservés ainsi que le thermomètre idoine, où le nombre 50 est inscrit en rouge, ce qui m'a permis de comprendre que c'était la température à laquelle il fallait que le lait soit pour que les ferments lactiques le transforment en yaourt.

Pour faire moderne j'ai pris des pots plus récents, un soupçon plus petits, ce qui m'a permis d'en faire tenir un de plus. C'est du lait pasteurisé que j'ai choisi par précaution pour que les ferments se développent à leur aise. J'ai ajouté de l'essence de violette à la moitié de la préparation et pour reconnaitre ces pots j'ai utilisé quelques gouttes de colorant carmin.

Les ferments sont de marque Alsa, achetés en grande surface, parce que j'étais pressée de retrouver le goût des yaourts de mon enfance (il y a plusieurs dizaines d'années) et que je pensais que la marque de la yaourtière avait disparu puisque rien ne dure. Même pas vrai. J'ai vérifié depuis sur Internet. Leur site, Yalacta, est même très bien conçu. J'y ai lu qu'il fallait que le lait soit à 52 degrés très exactement. Pas un de plus, pas un de moins. Diantre !

Craignant que la température du lait n'ai baissé de quelques degrés le temps pendant que je remplissais les pots avec précaution j'ai sorti la yaourtière de la cuisine qui prend des airs de laboratoire sur les photos et j'ai été délicatement la porter sous ma couette pour prolonger l'effet "kisshot" (vous aurez deviné que c'est l'action diamétralement opposée à kisscool). J'ai oublié l'engin sous la couveuse improvisée, et je me suis échinée à remettre le blog en route en rattrapant le temps passé à briquer mon nouveau chez moi pendant (presque) tout juillet.

Cela me motivait de songer que vous alliez avoir de la lecture pendant que je me régalerai avec mes yaourts !

Tard dans la soirée j'ose aller réveiller mon bébé, encore tiède. est-ce bien raisonnable ... Au risque de tout perdre à vouloir trop gagner, je prélève prestement un pot au hasard et referme l'appareil, toujours sous la couette.
Un pur moment de délice, accompagné par un (petit) morceau de gâteau breton de l'abbaye de Campeneac (merci Marie !). L'arôme de violette était parfaitement dosé (après une désastreuse expérience d'arôme bergamote dont je ne me vanterai jamais j'avais de quoi m'inquiéter, que ceux qui savent de quoi je parle me pardonnent !)

Plus tard encore j'ai libéré l'œuvre de sa cloche protectrice. Ils sont tous impeccablement réussis. Pourtant je peux vous dire que j'ai eu de TRES gros doutes quand je me suis aperçue en versant le lait tiède que les ferments faisaient une sorte de grumeaux comme si j'avais omis de bien mélanger.


Après cette expérience je ne vais plus pouvoir manger autre chose.

Il n'y a pas de qualificatifs assez justes pour décrire ce bijou de douceur.

C'est exactement ce qu'on imagine en regardant les publicités !

Un total nature (sans colorant, ni conservateur ... ) cela vous dit pour commencer la journée ? J'ajoute du sucre de perlin pimpin (encore merci Marie). Soyons fous !

mercredi 12 novembre 2008

Candidature au jury pour les Talents du Goût

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Il y a ceux qui tapent sur une boite de conserve.
Il y a ceux qui agitent une boite de granulés.
Chez nous, pour faire venir le chat "à bride abattue" il suffit de détacher l'opercule d'un yaourt. N'importe lequel fait l'affaire, nature ou sophistiqué, marque distributeur ou haut de gamme. Je n'aurais pourtant pas parié gagnant sur celui d'aujourd'hui, parfumé au thé à la menthe.

Jusqu'à ce jour nous n'avons pas encore essuyé de refus, même si le parfum café n'est pas plébiscité.


Lécher les restes d'un pot procure un plaisir intense à notre animal avec force ronronnements.

Je me demande s'il est tout à fait normal.


Et quand il ne peut pas atteindre le fond du pot avec sa langue ... il y met la patte.

Il n'est pas dans mon habitude de mettre en scène ma vie personnelle et mon entourage mais j'ai pensé que je pouvais partager cet instant avec les lecteurs du blog, en leur offrant ces images insolites.
Le titre du billet fait référence à la Semaine du goût, dont j'ai épinglé la remise des Prix le 20 octobre dernier.

jeudi 21 août 2008

Douceur estivale

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Voilà ce qu'on peut faire avec quatre fois rien en quatre coups de cuillère à pot :


  • deux spéculoos, pour leur parfum au gingembre
  • un demi-pot de yaourt à l'amande
  • une cuillerée de confiture
  • une pêche plate
Il suffit de remplir la verrine en suivant l'ordre de l'énumération (casser un biscuit dans le fond et garder le second pour la décoration). La seule difficulté consiste à glisser le yaourt sans toucher le bord du haut du verre. C'est juste alors "moins présentable". Avec de l'entrainement on y arrive. Beaucoup d'autres combinaisons sont envisageables.


Cette série de Mamie Nova est à craquer.
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